Prévention

Puces et vers chez le chien et le chat : quel est le lien ?

Les puces ne provoquent pas seulement des démangeaisons : elles peuvent aussi participer à la transmission de certains vers intestinaux, notamment Dipylidium caninum.

Découvrez comment cette transmission se produit, les signes à surveiller et comment limiter les récidives chez le chien et le chat.

Par l'équipe de professionnels de santé Museau & Moustaches
8 oct. 2026 6 min de lecture
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Puces et vers chez le chien et le chat : comprendre le lien pour mieux prévenir les infestations.

Puces et vers : pourquoi sont-ils liés ?

Une infestation de puces ne provoque pas seulement des démangeaisons. Chez le chien comme chez le chat, les puces peuvent aussi jouer un rôle dans la transmission de certains parasites intestinaux.

Le plus connu est Dipylidium caninum, un ténia dont le cycle de développement implique notamment les puces.

Lorsqu’un chien ou un chat se lèche ou se mordille, il peut avaler accidentellement une puce infectée. Le parasite peut alors poursuivre son développement dans l’intestin de l’animal.

C’est pourquoi, lorsqu’on découvre des puces sur son compagnon, il peut être utile de ne pas regarder uniquement son pelage : certains signes digestifs ou la présence de petits éléments blancs autour de l’anus ou dans les selles peuvent également mériter votre attention.

Comment une puce peut-elle transmettre des vers ?

La transmission ne se fait pas simplement parce qu’une puce pique votre animal. Le mécanisme est différent.

Lorsqu’un chien ou un chat se gratte, se mordille ou se lèche, il peut avaler accidentellement une puce infectée. Certaines puces peuvent contenir une forme immature de Dipylidium caninum.

Une fois la puce avalée, le parasite poursuit son développement dans l’intestin de l’animal. C’est pour cette raison que la présence de puces peut être liée à certains vers intestinaux.

À retenir :

La puce ne transmet pas ce ténia par sa piqûre. Le risque vient surtout de l’ingestion accidentelle d’une puce infectée.
Cycle de transmission de Dipylidium caninum : la contamination se fait par ingestion accidentelle d’une puce infectée, et non par sa piqûre.

Qu’est-ce que Dipylidium caninum ?

Dipylidium caninum est un ver plat, appelé ténia, qui peut parasiter l’intestin du chien et du chat.

L’animal infesté peut éliminer de petits segments du parasite dans ses selles ou autour de l’anus. Ces segments peuvent ressembler à de petits grains de riz lorsqu’ils sont frais.

Avec le temps, ils peuvent sécher, devenir plus jaunâtres et être moins faciles à reconnaître.

Une infestation peut aussi passer inaperçue, surtout lorsqu’elle est légère. L’absence de signe visible ne permet donc pas d’exclure complètement la présence de parasites intestinaux.

Quels sont les signes d’un ténia chez le chien ou le chat ?

Le signe le plus caractéristique est la présence de petits éléments blancs ressemblant à des “grains de riz”.

On peut les retrouver autour de l’anus, sur les poils, dans le panier de l’animal ou directement dans les selles.

Certains chiens ou chats peuvent aussi se lécher davantage la zone anale ou frotter leur arrière-train au sol.

Mais attention : une infestation peut aussi rester discrète. L’absence de symptôme visible ne permet pas d’exclure complètement la présence d’un parasite intestinal.

Les principaux signes pouvant évoquer la présence d’un ténia ou d’un parasite intestinal chez le chien ou le chat.

Bon à savoir :

La présence de “grains de riz” autour de l’anus ou dans les selles doit faire penser à des segments de ténia, mais seul un professionnel pourra confirmer le diagnostic.

Pourquoi la présence de puces augmente-t-elle le risque de récidive ?

Traiter uniquement les vers sans contrôler les puces peut favoriser une nouvelle infestation.

En effet, si votre chien ou votre chat continue d’avaler des puces infectées en se léchant ou en se mordillant, le cycle de Dipylidium caninum peut recommencer.

À l’inverse, éliminer les puces ne supprime pas forcément un ténia déjà présent dans l’intestin. C’est pourquoi il est important de considérer les parasites externes et internes comme deux problèmes pouvant être liés.

À retenir :

Pour limiter les récidives, il faut interrompre le cycle à plusieurs niveaux : protéger l’animal contre les puces et prendre en charge les parasites internes lorsqu’ils sont présents.

Faut-il aussi traiter la maison en cas de puces ?

Oui, car une grande partie du cycle de la puce se déroule dans l’environnement et pas uniquement sur l’animal.

Les œufs pondus par les puces peuvent tomber du pelage et se retrouver dans les zones fréquentées par votre chien ou votre chat : panier, tapis, canapé, coussins, fissures du sol ou encore voiture.

Même si vous traitez votre animal, de nouvelles puces peuvent donc apparaître si l’environnement reste infesté. C’est ce qui donne souvent l’impression que “les puces reviennent”

La prévention ne dépend pas uniquement de la maison : selon la saison et le mode de vie de l’animal, la protection contre les parasites externes peut aussi devoir être adaptée dans le temps. Découvrez s’il faut protéger son chien ou son chat contre les puces et les tiques toute l’année.

Les bons réflexes en cas d’infestation :

  • aspirer soigneusement les zones fréquentées par l’animal ;
  • laver les textiles compatibles à température adaptée ;
  • nettoyer régulièrement le panier et les couvertures ;
  • penser au canapé, aux tapis et à la voiture ;
  • traiter tous les animaux concernés lorsque cela est recommandé.

Bon à savoir :

Eliminer les puces visibles sur l’animal ne suffit pas toujours. Il faut aussi casser leur cycle dans l’environnement pour limiter les récidives.

Un chat d’intérieur peut-il aussi avoir des puces et des vers ?

Oui. Un chat qui vit exclusivement à l’intérieur est généralement moins exposé qu’un animal qui sort, mais le risque n’est pas nul.

Des puces peuvent être introduites dans le logement par un autre animal, par l’environnement ou plus simplement être transportées indirectement jusqu’au domicile.

Une fois présentes, elles peuvent infester un chat d’intérieur qui, en se toilettant, peut avaler accidentellement une puce infectée. Cela peut favoriser la transmission de certains vers comme Dipylidium caninum.

Le mode de vie du chat doit donc être pris en compte pour choisir une prévention adaptée, même lorsqu’il ne met jamais une patte dehors.

À retenir :

“Chat d’intérieur” ne signifie pas “risque zéro”. Une surveillance régulière reste utile, surtout en présence d’autres animaux dans le foyer.

Comment limiter le risque de puces et de vers ?

Pour limiter les récidives, l’idéal est d’agir à la fois sur l’animal et sur son environnement. Une protection adaptée contre les puces réduit le risque d’infestation, tandis que la prise en charge des parasites internes dépend de l’âge, du poids et du mode de vie de l’animal.

La fréquence de vermifugation doit donc être adaptée à chaque profil. Découvrez à quelle fréquence vermifuger son chien ou son chat.

Surveillez régulièrement le pelage, les selles et la zone autour de l’anus. En cas de puces persistantes, de “grains de riz” visibles ou de symptômes digestifs, demandez conseil à un vétérinaire.

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